Jeux en ligne

L’actualite pricipale dans le domaine des jeux et l’ouverture du marche des jeux en ligne et donc la legalisation du poker.
Cette legislation va permettre à de nombreux site de se creer et leur permettre de se référencer sans risque de penalite.
Made in poker parait un excellent article qui ressemble plus à une etude du marche sur le poker et plus précisemment sur la rentabilité d’un joueur de poker

Récapitulatif de la rentabilité d’un joueur de poker en ligne

- Chiffre d’affaires généré en moyenne par un joueur : 700$
- Recrutement : 150$
- Réseau : 84$
- Dépots/retraits : 35$
- Fidélisation personnelle : 210$
- Fidélisation globale : 70$
- Main d’oeuvre : 70$

Marge nette par joueur : 81$ soit 11,5% du chiffre d’affaires. Une somme qui peut paraitre faible mais qu’il faut mesurer au nombre de clients recrutés par les sites de poker et qui semble en ligne avec d’autres secteur.
A pondérer cependant entre des salles dont la marge doit être bien plus importantes comme Pokerstars ou Fulltilt Poker et les petites qui luttent pour leur survie à cause de coûts fixes trop importants.

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Les deux années précédentes ont été marquées par un « coup de moins bien » au niveau des résultats, mais TF1 remonte tout doucement la pente et se prépare pour revenir encore plus fort.

TF1 affecté l’an passé
Au début de l’année 2009, le chiffre d’affaires de la publicité sur TF1 n’était pas des plus positifs. Moins 18% environ au mois de janvier et moins 20% au mois de février faisaient souffrir la chaîne de télé la plus affectée par rapport aux autres chaînes privées. Canal+ subissait une hausse de 16% et M6 une baisse de 6%.

Les dégâts ont étés provoqués par l’intérêt des annonceurs à d’autres supports de communication tel internet, presse écrite, affichage et radio, qui leurs proposent des taux de négociation plus intéressants. La baisse des ventes du téléshopping a aussi contribué à cette diminution du chiffre de la chaîne première. De plus, les annonceurs se tournent maintenant vers les 18 chaînes gratuites de la TNT qui proposent des émissions permettant de cibler un public souvent jeune.

Et si les jeux venaient s’en mêler ?
La fin de l’année 2009 s’est terminée, pour TF1, avec une hausse de 2,7%. Même si l’année passée a été difficile, l’avenir semble plus rose pour la Une qui peut à présent respirer.

Au cours de ce premier semestre 2010, la chaîne prévoit encore une croissance approximative de 4,5% du chiffre d’affaires sur toute l’année. Le Journadunet.com a annoncé que la chaîne serait en passe de se préparer à diffuser des publicités pour les jeux d’argent et notamment les paris sportifs en ligne en juin lors de la Coupe du Monde de football. Les opérateurs seront choisis au sort entre tous les groupes ayant obtenu la licence de l’ARJEL. La chaîne a bien raison de se préparer car il faut s’attendre à une guerre médiatique des opérateurs de jeux et des moyens de communication. De quoi faire plaisir à Martin Bouygues, proche du Président de la République et PDG du groupe Bouygues, maison mère de TF1. Les mauvaises langues diront que les jeux en ligne profitent aux proches de Nicolas Sarkozy…

source

Bien que difficilement quantifiable du fait de son caractère illégal, le marché du jeu en ligne en France a fait l’objet de plusieurs études au cours des derniers mois.



LE PROFIL DES JOUEURS
Selon le cabinet Ipsos Média CT, 3 millions de Français ont déjà parié ou joué en ligne, offre légale (PMU, Française des jeux) et illégale incluses. Pour les sites de paris jusqu’à présent illégaux, ce chiffre tomberait à 900 000 joueurs, d’après le consultant indépendant Francis Merlin.

Les hommes représentent la majorité des joueurs : 71 % de la clientèle de la Française des jeux et du PMU, et 59 % des autres sites, selon Ipsos. Mais la part des femmes n’est pas négligeable. Elle grimperait à 41 % pour les sites de paris généralistes d’après le cabinet Novedia Consulting.

Les parieurs sont jeunes, voire très jeunes. 24 % des utilisateurs des sites illégaux sont étudiants ou lycéens, d’après Ipsos. Un chiffre affiné à 22 % de joueurs mineurs sur les sites de poker, d’après Novedia Consulting.

LES MISES
Selon l’étude d’Ipsos, 20 % des joueurs dépensent plus de 50 € par mois, 43 % plus de 20 €, mais 45 % ne misent qu’entre 1 et 5 €.

Le montant des mises sur les sites légaux devrait se situer entre 2 et 3 milliards d’euros par an, selon Jean-Emmanuel Casalta, directeur général du cabinet d’études NPA Conseil, qui table sur un doublement de cette somme en 2013. Des ordres de grandeur corroborés par une étude du cabinet Precepta, qui évaluait en octobre dernier le marché français des mises officielles entre 580 et 780 millions d’euros… et entre 2,3 et 3,1 milliards d’euros en incluant les sites illégaux.

LES INVESTISSEMENTS PUBLICITAIRES
Les nouveaux opérateurs devront attirer rapidement les joueurs, et donc faire des dépenses publicitaires conséquentes. Le consultant Francis Merlin estime à 100 millions d’euros par an le montant de ces investissements. Le cabinet NPA Conseil prédit lui une dépense de 750 millions d’euros sur trois ans.

Google va-t-il se lancer dans le monde des jeux vidéo interactifs sous YouTube ? A en croire le brevet obtenu par la firme, cela ne fait pas de doute. Ce brevet protège un système qui permet d’ajouter et associer des annotations à des vidéos existantes, le tout dans un cadre ludique. Ces annotations peuvent alors interagir, modifier l’aspect d’une vidéo existante, en la complétant par exemple avec du texte, ou en la reliant avec une autre vidéo.

Les exemples donnés (papier, caillou, ciseau, etc.) ne sont que les premiers jets. Ils montrent l’incrustation de menus interactifs, afin de casser le mode linéaire des vidéos sous YouTube. D’autres exemples peuvent être envisagés comme des jeux de pistes, où l’utilisateur sautillera de vidéo en vidéo en cliquant sur des zones précises de l’image.Remarquons que les utilisateurs n’ont pas attendu ce brevet pour envisager des jeux sous YouTube, en témoigne le tout moussant jeu INTERACTIVE HOT TUB GIRL à découvrir ici.

Scratch2cash La Française des Jeux (FDJ) a décidé de raccourcir son nom en « FDJ » et de modifier son logo, un changement progressivement visible par ses 29 millions de joueurs dans ses 37.600 de vente à partir du mois de novembre, a annoncé mercredi l’opérateur. Ce changement vise, précise la FDJ dans un communiqué, le « double objectif de simplicité et d’efficacité » afin de symboliser un « jeu récréatif » et refléter le « dynamisme de l’entreprise au service des joueurs » quelques mois avant l’ouverture du marché français des jeux d’argent en ligne.

« FDJ », qui signera toutes les offres et les publicités des produits de l’entreprise, sera déployée sur les gammes de produits (tirage, grattage, paris sportifs), les publicités des jeux, les supports d’animation dans le réseau physique ainsi que sur tous les supports d?information à destination des joueurs (mails, courriers, …).

La nouvelle marque apparaîtra également sur le site Fdjeux.com et progressivement sur les enseignes des points de vente Française des Jeux.

La marque « FDJ » et le trèfle qui l’accompagne sont rassemblés dans une flèche qui symboliquement « guide et accompagne le joueur à toutes les étapes de son expérience de jeu », précise la FDJ.

La Française des Jeux, associée au symbole du trèfle, restera le nom et la marque institutionnelle de l’entreprise pour « porter l’image et les valeurs de responsabilité et d’éthique de la Française des Jeux » qui a réalisé en 2008 un chiffre d’affaires de 9,2 milliards d’euros.

Unibet Turf Prix de Diane, Prix de l’Arc de Triomphe, Prix d’Amérique, autant de noms prestigieux, autant de courses d’exception, autant d’images d’élégance qui donnent à rêver… Pour beaucoup d’amateurs, les courses hippiques sont bien plus que de simples courses, ce sont des expériences exaltantes, rythmées par la passion et l’esprit de compétition.
Mais posséder une écurie de chevaux demeure l’apanage des grandes fortunes et l’univers des courses hippiques est souvent considéré comme un milieu élitiste réservé aux initiés.

MultiRACERS permet désormais de découvrir cette passion et d’avoir accès… à l’inaccessible.

Un concept novateur

MultiRACERS est un concept novateur qui permet de devenir co-propriétaire d’écuries de chevaux de course, pour un investissement accessible sans contrainte.

Les fondateurs ont eu pour première envie de faire partager leur passion :
« Propriétaires de chevaux de course depuis plusieurs années, nous souhaitons aujourd’hui transmettre notre envie et offrir l’opportunité à tous de vivre les émotions d’un propriétaire, en simplifiant toutes les démarches et pour un budget modeste. »

Aujourd’hui ils lancent leur site internet www.multiracers.com, afin de présenter 3 écuries d’un nouveau genre, White Star, Blue Star et Black Star, agréées par France Galop.

Un principe est simple

Chaque écurie est divisée en 100 parts égales vendues directement en ligne sur le site. Les gains issus des performances de chaque pur-sang sont perçus par les écuries et valorisent les parts de chaque actionnaire. Les bénéfices dégagés sont ensuite reversés aux membres sous forme de dividendes. Tous les frais sont couverts par les investissements, évitant ainsi toute mauvaise surprise.

Toute la vie des écuries en ligne en temps réel

Les écuries sont gérées par des managers et entraîneurs professionnels, dont l’objectif est la recherche permanente de la performance. Chaque écurie est composée de 2 ou 3 chevaux, pour la plupart inédits et prêts à courir qui s’entraînent à La Baule ou à Chantilly.

L’écurie White Star
L’écurie entrainée par Xavier-Louis Le Stang à La Baule se compose de 2 pur-sang d’origines
« classiques ».

L’écurie Blue Star
Ecurie mixte (plat & obstacle) entraînée également par Xavier-Louis Le Stang à La Baule. Blue Star est composée de 3 pensionnaires de talent.

L’écurie Black Star
L’écurie est managée par Mlle Valérie Dissaux, installée à Chantilly, temple de l’entraînement du galop en France. Elle comprend 2 galopeurs de 2 ans.
Entraîneur réputé pour ses nombreux succès dans les courses de quinté, Valérie Dissaux a été séduite par l’approche de MultiRACERS : « La qualité du site, ainsi que la possibilité de suivre régulièrement les chevaux par Internet attirent de nouveaux profils de propriétaires. C’est une démarche véritablement innovante dans le milieu des courses. »

Un espace privé ‘propriétaires’ sur le site permet à chaque actionnaire de se tenir informé en temps réel, en photo et vidéo, par e-mail et par sms, de la vie de l’écurie et des chevaux (entraînement, futures courses, résultats…).

Un budget limité et maîtrisé

A l’heure où le budget moyen annuel d’un cheval de course au galop est compris entre 12 000 et 30 000€ (hors coût d’achat du cheval), MultiRACERS permet au plus grand nombre de découvrir ce milieu passionnant et de vibrer au rythme des courses.

De plus, alors que l’achat d’un cheval de course impose une procédure d’agrément du propriétaire (enquête du Ministère de l’Intérieur) et des conditions de revenus très strictes,
Multiracers réduit les formalités au minimum.

Les tarifs

L’écurie White Star : part à 690€

L’écurie Blue Star : part à 990€

L’écurie Black Star : part à 1290€

Un accès privilégié

Enfin, chaque propriétaire MultiRACERS bénéficie d’un accès privilégié aux courses des chevaux sur les hippodromes grâce à sa carte « propriétaire » (salle des balances, rond de présentation des chevaux…). source

Unibet Poker
Pour les affaires des jeux vidéo sur téléphone portable ou des jeux vidéo accessibles via les portails de jeux, la vente en direct et la distribution en ligne ont toujours été la clé. Les nouvelles données issues de l’Etude Nationale des Jeux Vidéo 2009 réalisée en France et celles issues des études similaires faites dans les autres marchés européens et aux Etats-Unis, confirment cette tendance et révèlent de nouveaux caractéristiques sur les différents aspects du sujet le plus brûlant de l’industrie vidéoludique :  » La distribution numérique « . 16% de tous les utilisateurs de consoles de jeux vidéo en France ont téléchargé et payé des jeux complets ou des niveaux supplémentaires via leur console. 6% disent, que pour l’acquisition d’un nouveau jeu vidéo, ils l’achètent en général directement via leur console. Pour les joueurs sur PC, la donne est plus que doublée, car 16% des joueurs sur PC en France ont l’habitude d’acheter et de télécharger leurs jeux vidéo directement en ligne. Les données d’une étude identique aux Etats-Unis montrent une tendance encore plus accrue avec respectivement 16% des joueurs sur consoles et 23% sur PC.

Les portails de jeux et les téléphones portables

9% de la population française jouent aux jeux vidéo sur leur téléphone portable. 54% ont téléchargés de nouveaux jeux vidéo et les payent directement sur leur combiné. L’énorme portée des portails de jeux occasionnels, utilisés par 29% de la population française, est due au fait que la plupart de ces jeux sont gratuits. Néanmoins 19 % des joueurs sur ces portails expliquent qu’ils dépensent de l’argent dessus. Ils sont 33% aux Etats-Unis, pays où l’inscription payante est la plus répandue. En France, l’achat de crédit en ligne pour ces portails de jeux est plus courant pour les joueurs. 3% de tous les joueurs français sur ces portails achètent fréquemment les jeux premium. Ils sont 6% aux Etats-Unis et en Angleterre.

Les jeux vidéo sur console et PC

44% de la population française jouent aux jeux vidéo sur console et 30% sur PC. 19% des joueurs français sur console disent télécharger des niveaux ou des jeux complets via leur console, quasiment la totalité l’ont déjà une fois. Sur Xbox 360 et PS3 les données montent de façon impressionnante, respectivement 49% et 45%, contre seulement 17% sur Nintendo Wii. Pour l’achat d’un nouveau jeu vidéo, 6% de tous les joueurs français sur console expliquent le faire habituellement via leur console. 16% des joueurs PC payent et téléchargent leurs jeux directement. Comme on peut s’y attendre, les pourcentages sont encore plus élevés dans les plus jeunes groupes d’âges.

Les contenus vidéo et les démos

La distribution en ligne n’est pas qu’un support d’acquisition pour les jeux vidéo. 19% des joueurs français sur console disent que la mise à disposition en téléchargement de version incomplète ou de démo est un élément crucial dans leur décision d’achat. C’est le cas aussi pour 27% des joueurs sur PC qui ont un accès en ligne. 27% des joueurs sur PS3 téléchargent ou mettent à disposition du contenu vidéo via leur console. Ils sont 31% à le faire sur Xbox 360 et 13% sur Nintendo Wii.

Les revenus du marché des jeux vidéo

Des segments à forte croissance sur le marché vidéoludique comme les MMOs, les jeux vidéo sur téléphone portable et les portails de jeux, génèrent déjà des revenus attractifs au travers du paiement en ligne. En additionnant les revenus réalisés sur les jeux vidéo consoles et PC qui s’éloignent de la traditionnelle vente au détail, il est a noté que de nouveaux outils et une nouvelle approche du marché sont nécessaires pour avoir une vision d’ensemble du marché des jeux vidéo.

Peter Warman, de Gamesindustry.com ajoute: « Avec la part grandissante des jeux vidéo joués et payés en ligne, une des clés pour contrôler les activités est de demander directement aux consommateurs leurs habitudes générales par rapport à leurs comportements et leurs dépenses pour les jeux vidéo. Cette approche a un avantage supplémentaire dans l’aperçu qu’elle donne sur toutes les plateformes, car la traditionnelle scission entre les marchés du jeu occasionnel en ligne et du core-gaming sur console s’est évanouie.  » source

888 Sportbook
Entrez dans l’univers d’un bar PMU à Grenoble : une grande salle et des tables toutes dirigées vers l’écran de télé qui retransmet les courses. Les turfistes lisent le journal spécialisé pour avoir les derniers tuyaux et font une pause cigarette malgré le froid. Ce sont pour la plupart des retraités mais on retrouve des jeunes qui espèrent trouver la chance.

Jean (*), 31 ans, vient ici depuis quelques mois : “Il y a un an, j’ai perdu mon emploi et je me suis mis à parier, histoire de gagner un peu d’argent. Il faut bien avouer que pour l’instant ça ne marche pas trop. Mais, je ne perds pas non plus donc ça n’est pas trop grave. Je ne suis pas accro et si les pertes s’accumulent je n’aurais aucun mal à arrêter. Du moment que je rentre dans mes frais, je continue…”
Un lieu de socialisation

A côté de lui, Tristan (*) se veut moins prudent et un peu plus flambeur. “J’aime cette sensation et le rituel qui va avec. Le matin je me renseigne pour en savoir le plus possible, ensuite c’est l’attente et enfin la pression de la course”. A l’écouter, on s’y croirait presque. Il avoue jouer “quelques centaines d’euros” par mois sans vouloir en dire plus sur ses mises, ses gains… ou ses pertes. Et puis il y a Luc (*), la trentaine aussi, qui se dit carrément accro. “C’est de la drogue, ça !”, lance-t-il, en montrant la télé. Sept ans qu’il joue. Sept ans que, les émotions en montagnes russes, il s’accroche à un improbable coup de bol : “Pour deux euros, tu peux gagner six millions”. Ce ne sera encore pas pour ce jour-là : “Ben ouais, on est toujours perdant”.

On en arrive à l’actu : la future ouverture des paris en ligne. “Ça ne me concerne pas trop”, avoue Tristan. “Mon truc c’est le cheval alors je ne vais pas me mettre à jouer au poker ! De temps en temps, il m’arrive d’acheter des jeux à gratter mais ce n’est pas pareil, juste du pur hasard”. Jean enchaîne : “Ici, on croise les mêmes têtes, c’est un lieu de socialisation aussi. Alors pourquoi jouer devant un ordinateur ?” Luc, enfin : “J’ai pas internet. Alors je viens au bar. Je ne suis pas fait pour la maison. Je préfère le contact humain ».

Unibet Paris Sportif
Les députés ont adopté mardi, par 302 voix contre 206, le projet de loi sur les jeux et les paris en ligne, qui est jugé trop libéral par l’opposition et trop restrictif par les nouveaux opérateurs du secteur.
Le groupe UMP, à l’exception de quelques-uns de ses membres, et le groupe du Nouveau Centre (NC) ont soutenu ce texte présenté par le ministre du Budget, Eric Woerth.
Les groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Vert) ont voté contre ce projet de loi que le Sénat devrait examiner à son tour en novembre.
L’objectif est que ce texte, qui prévoit d’ouvrir à la concurrence les paris sportifs, les paris hippiques et le poker en 2010, puisse s’appliquer pour la Coupe du monde de football qu’organise l’Afrique du Sud durant l’été 2010.
« Nous avons choisi une voie médiane que je crois juste et efficace », a assuré le ministre du Budget. « Celle de l’ouverture maîtrisée » face à « l’explosion des jeux sur internet », face à « une offre illégale pléthorique », a-t-il dit.
Mais pour le socialiste Gaëtan Gorce, il introduit « le loup des opérateurs privés dans la bergerie des petits parieurs ».
« Vous mettez en place un engrenage qui, sous la pression des différents opérateurs, ne pourra que conduire à une dérégulation progressive », a-t-il ajouté.
Le texte oblige les opérateurs à demander une licence d’exploitation auprès de l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), qui sera chargée de vérifier la conformité des activités par rapport à la législation, de faire la chasse aux délits éventuels et de lutter contre l’addiction aux jeux.
SECTEUR FLORISSANT
Eric Woerth a estimé qu’une cinquantaine d’opérateurs devraient obtenir la licence d’exploitation nécessaire. L’agrément sera d’une durée de cinq ans renouvelables.
Le texte, qui inscrit le principe d’interdiction de participation des mineurs aux jeux d’argent et de hasard, renforce les mesures de lutte contre les sites illégaux.
Il offre par exemple la possibilité pour des agents du ministère de l’Intérieur, de participer sous pseudonyme à des jeux en ligne.
Enfin, le projet de loi aligne la fiscalité des jeux en ligne sur celle des jeux en « dur », c’est-à-dire les casinos, La Française des jeux et le PMU.
Le texte prévoit que l’Etat prélèvera 7,5% des mises des joueurs pour les paris sportifs et hippiques et 2% des mises pour le poker, une partie de ces recettes étant affectée à la lutte contre la dépendance aux jeux.
Plusieurs amendements ont été retenus comme ceux qui obligent les opérateurs à clôturer les comptes des joueurs misant déjà sur leur site pour obtenir l’agrément et qui confient à un juge des référés, et non pas à l’Arjel, la possibilité de bloquer les sites non agréés.
L’Association européenne des jeux et des paris (Egba) a estimé que le projet de loi ainsi modifié ne constitue pas une véritable ouverture du secteur à la concurrence.
« Si le Sénat vote dans cette direction, la perspective d’un marché français viable et conforme au droit européen risque d’être remise en cause », dit-elle dans un communiqué.
Le secteur des jeux d’argent et de hasard est florissant. En 2008, précise un rapport de l’Assemblée, les Français ont misé 36 milliards d’euros par l’intermédiaire des deux détenteurs du monopole, la Française des jeux et le Pari mutuel urbain (PMU).
Ce chiffre, est-il souligné, ne tient pas en compte du jeu clandestin qui va des 10.000 à 40.000 machines à sous illégales aux tripots privés en passant par les sites illégaux de jeux et paris sur internet.

Zeturf
La libéralisation des jeux en ligne pourrait faire « sauter la banque ». Le marché français des paris sportifs en ligne devrait en effet générer un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros dès 2010, possible première année de son ouverture sur internet, selon une étude de Francis Merlin, consultant en marketing et en communication. En 2008, le chiffre généré par ce marché ne dépassait pas les 630 millions d’euros – dont 230 millions misés lors du dernier tournoi de Rolland Garos sur un seul site de paris en ligne -, pour environ 900.000 joueurs français. L’engouement pour les paris sportifs ne devrait pas se tarir par la suite, bien au contraire, puisque ce chiffre pourrait rapidement passer à 1,4 milliard en 2011, puis à 1,8 milliard l’année suivante.

En guise de comparaison, le marché anglais des jeux en ligne génère un chiffre d’affaires de l’ordre de 4 milliards d’euros pour 10 millions de joueurs en ligne. Le marché italien pèse un chiffre de 3 milliards pour 7 millions de joueurs, tandis que le marché espagnol atteint 1,2 milliard d’euros, avec un taux de progression annuel de 20 %. Francis Merlin s’attend également à une « croissance rapide » du marché, partagé à 80% par une « dizaine d’opérateurs », et à un « basculement rapide des paris sportifs sur l’Internet mobile (téléphone portable) », permettant de parier en direct et même durant les manifestations sportives.

Selon l’étude présentée à l’occasion du salon Sportel à Monaco, la future clientèle des sites légaux proviendra « en grande partie » des parieurs sportifs, qui jouent déjà sur les sites illégaux, et de nouveaux joueurs, dont près de 65% auraient entre 18 et 45 ans. Elle anticipe également un « glissement très lent des 6,5 millions de joueurs de paris hippiques terrestres » (PMU) vers les paris hippiques en ligne. En 2008, ces derniers, réservés au PMU, ont représenté un chiffre d’affaires de 540 millions d’euros.

Pour aider les nouveaux opérateurs à faire leur place et à s’imposer sur un marché ultra concurrentiel, d’importants investissements publicitaires sont attendus d’ici à 2012. L’étude prévoit ainsi des « investissements publicitaires extrêmement importants » dans le sponsoring, et avance une somme « variant de 4 à 12 millions d’euros par an » pour inscrire leur nom sur le maillot d’une grande équipe de football. Les médias devraient également profiter de cette manne, le marché publicitaire se portant « naturellement » sur les services d’aide et de conseil aux paris sportifs dans des dizaines d’émissions télé ou radio, sur de nombreux sites internet, et dans la presse écrite généraliste.

Les députés ont terminé le 9 octobre l’examen du projet de loi, ouvrant à la concurrence le poker et les paris sportifs et hippiques sur Internet. Le texte, qui interdit notamment les paris en « spread betting » (parier sur un événement sans connaître à l’avance le montant de ses pertes) et limite le taux de retour aux joueurs, est désormais soumis au vote solennel à l’Assemblée nationale. Les sénateurs devraient l’examiner en janvier. Le gouvernement souhaite que tout le dispositif (loi, décrets d’application,…) soit prêt pour la Coupe du Monde, prévue à l’été 2010 en Afrique du sud.