Archive pour juillet 2010

Les entreprises françaises actives dans la création et le développement de jeux vidéos misent de plus en plus sur les jeux en ligne et les jeux sur téléphone mobile, deux domaines en forte expansion, selon une étude du Syndicat national du jeu vidéo publiée vendredi.

« Le marché des jeux en ligne pour PC est en pleine expansion », constate le Syndicat SNJV dans un communiqué.

Sur les 96 entreprises ayant participé à une enquête, 37,5% ont déclaré avoir développé en 2009 des jeux pour ordinateurs connectés à internet, et qui se jouent en ligne, contre 26% un an auparavant.

Pour les jeux destinés aux smartphones, ces téléphones portables multifonctions connectés à internet, la progression est encore plus forte : un développeur sur quatre était actif sur ce créneau en 2009, contre 10,4% en 2008.

Soulignant une « évolution spectaculaire », le SNJV table sur une croissance encore plus forte en 2010 de ce secteur d’activité pour les créateurs, dont « 40,6% prévoient de développer sur ces plateformes en 2010″, selon le communiqué.

Le jeu vidéo migre de plus en plus des formats fixes pour consoles de salon et ordinateurs vers les jeux en ligne.

Ceux-ci sont achetés sur internet, et joués en ligne, les participants pouvant s’intégrer à une communauté et affronter des joueurs du monde entier grâce à la montée en puissance des débits d’internet, qui rend les échanges instantanés.

Alors que des inquiétudes demeurent sur la reprise en Europe, les sociétés du secteur « affichent un certain optimisme », précise le SNJV : les deux tiers d’entre elles prévoient ainsi une hausse de leur chiffre d’affaires pour 2010.

« Aujourd’hui, Adobe Flash est la meilleure plateforme pour répondre aux exigences de la diffusion vidéo dans Youtube », écrit un développeur de Youtube, John Harding, sur son blog, « le support de la vidéo du HTML5[…] ne répond pas à tous nos besoins ».

Au premier abord, ce genre d’annonce paraît assez neutre.

Mais quand on l’analyse bien elle envoie un message clair à Apple : Google soutient Flash et Adobe. Un message d’autant plus clair que WebM, le codec maison et open-source issu du VP8, connait un succès grandissant auprès des éditeurs de navigateurs. Mais pas auprès d’Apple.

Steve Jobs veut en effet imposer le H.264.

Mais avec cette annonce, Google confirme que malgré son codec open-source la plateforme vidéo numéro 1 du Net continuera à utiliser majoritairement Flash. La version en HTML 5 de la plateforme existe, mais elle est, et restera pour l’instant, expérimentale.

La décision n’est pas particulièrement surprenante. Google avait déjà envoyé plusieurs signes qui laissaient présager la décision de soutenir fortement Adobe.

Android 2.2 supporte par exemple le Flash. Google affirmait, de surcroît, pouvoir utiliser cette technologie sans perte de vitesse ni surchauffe du matériel (un pic clairement lancé à Apple et à ses arguments anti-Flash).

Au moment où Steve Jobs imposait la fin des développements pour l’iPhone (et l’iPad) avec d’autre langages que l’Objective-C, Google annonçait de son coté la prise en charge native du Flash dans Chrome, son navigateur.

Bref, cette annonce sur Youtube ne fait que confirmer que l’alliance Google-Adobe fonctionne à plein régime.

On notera cependant que Google ne met pas ses oeufs dans le même panier. Youtbe continue en effet de proposer une branche expérimentale qui utilise le… H.264 !

Mais c’est bien Flash qui a les faveurs de Google. John Harding dresse une liste de ce que peut faire la technologie d’Adobe et qui manque encore au HTML 5 : lecture plein écran, prise en charge des DRM ou possibilité d’encapsuler une vidéo sur une page tiers, sans oublier la gestion poussée du stream (tampon et mise en cache, etc.).

Pour illustrer son propos, Google a même décidé de sortir un petit jeu sur Youtube. Baptisé Chrome Fastball, il est également destiné à montrer les capacité de Chrome.

Chrome Fastball est une vidéo qui s’interrompt régulièrement pour laisser le joueur répondre à des défis qui s’appuient sur des services tiers (Google Maps, Translate, Tweeter). Le tout sans quitter le lecteur Flash.

Google soutient le HTML 5. Google admet aussi, avec ce jeu et ce billet, que le HTML 5 est encore limité dans ses possibilités. Et qu’il est donc nécessaire de travailler avec – et non contre – Adobe.

En retour, Adobe a annoncé le support de WebM pour la prochaine version de Flash.

En attendant, il est déjà possible de jouer à Quake 2 dans son navigateur grâce au HTML 5. Une réalisation nettement plus compliquée que Chrome Fastball.

Qui a dit que « tout est relatif » ?

SourceBillet de John Hardingle jeu Chrome Fastball

Google News, créé en 2002, a beaucoup évolué depuis ses origines. Hier, une nouvelle version a été révélée, apportant une personnalisation poussée des types de rubriques affichés. Les changements sont déjà actifs pour l’édition américaine, et seront déployés pour les autres versions progressivement.