Archive pour mars 2010
Imaginez: vous recherchez sur le site d’un voyagiste des promos pour un séjour dans les Caraïbes; mais c’est la crise et vous emmenez finalement les enfants au Parc Astérix; deux mois plus tard, le voyagiste offre un prix cassé pour une semaine en Jamaïque; il va désormais pouvoir vous proposer une pub, quel que soit le site sur lequel vous surfez (qui fasse parti du réseau de Google).
C’est le scénario dépeint par le leader de la recherche pour annoncer le lancement à grande échelle de son outil de «remarketing». Il y a un an, Google l’avait intégré en bêta à son système AdWords. Selon Google, les publicitaires ont manifesté un intérêt «immense».
Suivi à la trace
Google chante le refrain «c’est bon pour les publicitaires et c’est bon pour l’internaute». En somme, quitte à être envahi par la pub, autant qu’elle soit ciblée et pertinente. Des études ont montré que nous cliquons davantage sur des annonces personnalisées.

La Française des jeux a acquis un spécialiste britannique des paris sportifs, LVS. L’opérateur de paris hippiques vient de signer un accord avec un site, lui aussi britannique, de poker en ligne, PartyGaming.
La loi relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne qui sera effective en juin, amène les spécialistes du jeu en France, que sont la Française des Jeux (FDJ) et le PMU, à s’organiser pour ne pas se faire croquer par les spécialistes étrangers.
Les paris sportifs
Selon les Echos, la FDJ vient d’acquérir le britannique LVS, un spécialiste des plates-formes de prise de paris qui l’avait déjà aidé fin 2009 à mettre en place ses nouvelles offres de paris et son site internet ParionsWeb. Le but de cette acquisition pour la FDJ est d’être plus réactive et d’avoir les systèmes les mieux sécurisés possible.
L’objectif est d’être leader du marché des paris sportifs en ligne en France. La société espère une part de marché de 25% en 2012 et être rentable à cette même période. Déjà en 2010, son chiffre d’affaires dans ce domaine devrait doubler par rapport à 2009 pour atteindre 100 millions d’euros soit 10% de son activité des paris sportifs.
Le PMU, plus connu pour l’organisation de paris hippiques, avait déjà signé un accord de partenariat avec le numéro un irlandais des paris sportifs en ligne, Paddy Power, pour une durée de cinq ans. Cet accord étant exclusif, Paddy Power ne s’installera pas sur le marché français et aura une partie de la marge générée par le PMU. Ce dernier voudrait avoir, sous sa marque pmu.fr, entre 20 et 25% du marché des paris sportifs.
Le poker en ligne
Le PMU ne s’arrête pas là. L’opérateur de paris hippiques se lance aussi sur le créneau des jeux en ligne et plus particulièrement dans le poker en ligne grâce à un accord avec le site britannique Party Gaming. Ce dernier pourra installer son activité en France s’il obtient l’agrément, l’accord étant non exclusif.
Quant à la FDJ, elle doit encore finaliser une alliance avec Groupe Lucien Barrière pour offrir un site internet crédible de poker en ligne.
Les PME de l’audiovisuel ce sont près de 10 millions d’auditeurs à la radio chaque jour, des millions de téléspectateurs, des milliers d’emplois sur tout le territoire, plusieurs centaines de journalistes. Ce sont les acteurs de la proximité, de la diversité et du pluralisme dans un paysage qui se concentre à grande vitesse.
La politique actuelle du gouvernement en faveur des grands groupes de la communication privée est tellement aveuglante qu’il est entièrement responsable de l’incompréhension entre les pouvoirs publics et les indépendants de l’audiovisuel.
Trois exemples de la « politique des grands groupes » :
Le soutien du gouvernement à leur lobby pour relever le plafond de concentration en radio,
L’instauration de l’IFER au Budget 2010, une taxe surprise sur la liberté de la communication en radio et télévision,
Le refus d’aider au lancement de la Radio Numérique Terrestre depuis que les grands groupes n’en veulent plus.
Ignorance, incompréhension, ou volonté délibérée de refermer les espaces de liberté dans nos médias ?

Bruxelles prévoit de permettre aux fabricants d’imposer aux e-marchands d’ouvrir un magasin brick-and-mortar. eBay mène la fronde contre cette régulation qui devrait entrer en application dès juin.
La Commission européenne est en train de mettre au point de nouvelles règles qui remplaceront la réglementation libérant les distributeurs en ligne de certaines restrictions en matière de concurrence, en vigueur jusqu’à fin mai. Parmi ces nouvelles règles une mesure s’en prend directement aux pure players, puisqu’elle permettrait aux fabricants de forcer les marchands commercialisant leurs produits à posséder une boutique physique. Raffinement supplémentaire : ils pourraient également imposer qu’un chiffre d’affaires minimal soit réalisé offline.
L’idée consiste à protéger des e-commerçants les fabricants fonctionnant sur un modèle de distribution sélective. Imposer l’ouverture d’un magasin servirait par exemple à restreindre le free-riding, qui voit les consommateurs prospecter dans les boutiques physiques avant de rentrer acheter moins cher sur Internet. « Sauf que d’une part, l’assertion selon laquelle les prix sont inférieurs en ligne est souvent fausse, et d’autre part, les études les plus récentes montrent que les consommateurs adoptent désormais beaucoup plus souvent l’approche inverse : ils se renseignent sur le Web avant l’aller acheter en magasin », souligne Richard Nash, en charge des affaires réglementaires pour eBay à Bruxelles.
eBay, qui aux côtés de l’EMOTA (European E-commerce and Mail Order Trade Association) et de plusieurs associations de consommateurs essaie d’infléchir cette mesure, la dénonce comme dangereuses pour l’e-commerce, pour l’innovation, pour l’emploi, pour le choix des consommateurs et pour les PME. La plate-forme peut d’ailleurs s’appuyer sur les 750 000 signatures recueillies par sa pétition (lire l’article eBay présente à l’UE sa pétition anti-distribution sélective, du 17/09/2009). eBay souligne en outre que si les marques de luxe seraient sans doute les premières à s’emparer de cette possibilité, elles seraient probablement suivies par d’autres acteurs défendant la distribution sélective, notamment dans la puériculture, le jouet ou encore l’équipement de jardin.
Comment cette règle s’appliquerait-elle aux sites étrangers ? Les e-commerçants devraient-ils ouvrir un magasin dans tous les pays où ils vendent ? Comment s’assurer que le chiffre d’affaires à réaliser offline sera raisonnable ? Que pourra exactement imposer le fabricant ? Qu’adviendra-t-il de tous les petits e-commerçants n’ayant pas les moyens d’ouvrir un magasin brick-and-mortar ? Selon eBay, le projet de réforme manque beaucoup de clarté et risque surtout de conduire à de nombreux litiges… alors qu’il comporte aussi des avancées importantes.
« Les régulations actuelles ont 10 ans, rappelle Richard Nash. Dans de nombreux cas, les changements apportés sont positifs. Par exemple, la Commission maintient son approche distinguant vente en ligne active et passive : les fabricants n’ont pas le droit d’empêcher les sites marchands de livrer dans les pays d’Europe où ils n’ont pas de site. » La nouvelle régulation réaffirme de plus le principe de non-discrimination de l’e-commerce : on ne peut pas imposer des critères plus stricts aux sites marchands qu’aux boutiques physiques, en leur demandant par exemple de mettre en place des e-boutiques séparées pour des catégories de produits différentes.
Suite à une consultation publique menée l’été dernier, le commissaire européen à la concurrence a soumis son projet de réforme aux autres commissaires avant adoption formelle par la Commission courant avril. Il restera alors un mois pour traduire le texte avant sa mise en application, prévue pour début juin.
Le blog américain ReadWriteWeb rapporte que Google serait en train de travailler sur un dispositif capable d’indexer en quelques secondes le contenu soumis par les éditeurs. Pour cela la firme de Mountain View s’appuierait sur la technologie open source de PubSubHubbub.
Basé sur les protocoles Atom/RSS, PubSubHubbub permet de dynamiser un flux d’informations en mettant ce dernier à jour dès que possible. Pour faire simple PubSubHubbub est au flux RSS ce que le Push est au courrier électronique. Pour ce faire l’éditeur de contenu doit créer un noyau central (un « hub ») sur lequel le contenu sera rafraîchi en temps réel. Ce hub sera chargé d’envoyer une notification au flux RSS, lequel se mettra donc à jour quasi-instantanément. Plusieurs sites Internet sont déjà dotés de PubSubHubbub tels que Twitter, les blogs Wordpress ou encore Google Reader.
En matière d’indexation, Google devrait donc faire en sorte que chaque éditeur soit doté de la technologie c’est-à-dire en déclarant leurs hubs respectifs. Si ce dispositif ne remplacerait par l’indexation classique, cela permettrait aux magazines ainsi qu’aux petits blogs d’être plus rapidement visibles au sein du moteur de recherche.
Brett Slatkin, ingénieurs chez Google et principal développeur de PubSubHubbub déclare : « Mes supérieurs me demandent de promouvoir cette technologie ouverte même auprès de nos concurrents ». Cela signifie donc que ce protocole devrait également trouver sa place sur les autres moteurs de recherche.
Le projet de loi du 24 février légalisant les jeux d’argent sur internet à été revu et pénalise ainsi près de 25 000 sites de jeux d’argent sur internet.
Quelques modifications
Le 30 mars aura lieu une relecture du projet de loi à l’Assemblée Nationale qui a été votée le 24 février. Le contenu de celle-ci restera quasiment inchangé à l’exception d’un détail. Les sites qui ne recevront pas d’agrément, donc de licence de jeux de 5 ans renouvelables, de la part de l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL) seront bloqués ou déréférencés de tous les moteurs de recherche et des annuaires en français.
Ceci menace la disparition de milliers de sites dans le web français car selon le ministre du budget Eric Woerth, 25 000 sites seraient illégaux.
La loi et les décisions
Seul une centaine de sites pourront bénéficier de cet agrément et le reste des sites deviendront illégaux aux yeux de la loi française. Ces sites seront donc transparents en France et seulement traçables via des moteurs de recherche étrangers.
Nous assistons à une première car aucun moteur de recherche n’avait jamais eu l’ordre du tribunal de retirer des sites dits « illégaux » et de plus la France est le seul pays qui veut mettre sur pied une telle loi.
Si la loi est adoptée, toutes les décisions seront prises par le Tribunal de Grande Instance de Paris et le juge se chargera de la décision du blocage du site. De plus, l’ARJEL pourra demander le blocage et le déréférencement d’ultérieurs sites. Seul les FAI (Fournisseurs d’Accès Internet) seront indemnisés pour le travail qu’ils auront à accomplir. Il s’agit du nettoyage des traces du site, blocage, etc.
La fin des petits sites ?
L’agrément coûtera très cher aux sites donc respectueux du cahier des charges et choisis par l’ARJEL. Il se verra cédé qu’après le versement des droits fixes, qui sont :
lors de la demande, entre 2 000 et 15 000 euros
chaque année pendant 5 ans, entre 10 000 et 40 000 euros
lors du renouvellement, entre 1 000 et 10 000 euros.
Soit un minimum de 52 000 euros et un maximum de 215 000 euros. Nous en déduisons que seuls les grands sites que vous connaissez survivront à cette loi car seulement ceux-ci peuvent se permettre de débourser de telles sommes.